
Le Brésil s’est fait peur, très peur. Longtemps menés par une équipe japonaise parfaitement organisée, les hommes de Carlo Ancelotti ont finalement trouvé les ressources nécessaires pour renverser la situation dans les toutes dernières secondes d’un huitième de finale à haute intensité disputé au Stade de Houston.
Grâce à une victoire spectaculaire (2-1), la Seleção poursuit son aventure dans la compétition et confirme une nouvelle fois sa réputation d’équipe capable de faire la différence lorsque tout semble perdu. 1
Dès les premières minutes, le Brésil monopolise le ballon et impose son rythme. Vinícius Júnior multiplie les accélérations, obligeant rapidement la défense japonaise à commettre plusieurs fautes. À la 12e minute, Kaishu Sano reçoit un carton jaune après une intervention rugueuse sur l’attaquant madrilène.
Malgré cette domination territoriale, les Brésiliens manquent d’efficacité dans le dernier geste. À l’inverse, le Japon se montre d’un réalisme remarquable.
À la 29e minute, Kaishu Sano profite d’une mauvaise relance brésilienne, récupère le ballon au milieu de terrain et s’engouffre dans l’espace laissé par la défense. Son tir précis du pied droit trompe Alisson et offre l’avantage aux Samouraïs Bleus (0-1).
Ce but récompense une première période parfaitement maîtrisée par le Japon sur le plan tactique.
Au retour des vestiaires, Carlo Ancelotti est contraint de revoir ses plans après la blessure de Lucas Paquetá. Le jeune Endrick fait alors son entrée, apportant davantage de vitesse et de mobilité à l’attaque brésilienne.
Le Brésil intensifie immédiatement la pression.
À la 52e minute, Zion Suzuki réalise une parade exceptionnelle sur une tête à bout portant, maintenant son équipe devant au tableau d’affichage.
Quatre minutes plus tard, la résistance japonaise finit par céder.
Sur un centre parfaitement dosé de Gabriel Magalhães, Casemiro surgit au second poteau et place une tête imparable pour remettre les deux équipes à égalité (1-1).
L’élan change alors totalement de camp.
Poussé par son public, le Brésil multiplie les offensives.
Vinícius Júnior réalise une action individuelle exceptionnelle à la 58e minute en éliminant plusieurs défenseurs avant de déclencher une frappe puissante. Une nouvelle fois, Zion Suzuki sauve son équipe grâce à une parade spectaculaire qui détourne le ballon sur le poteau.
Le gardien japonais devient alors le principal artisan de la résistance nippone.
Alors que les prolongations semblent inévitables, un nouveau coup dur frappe le Brésil.
Auteur de l’égalisation, Casemiro est contraint de quitter ses partenaires sur blessure à la 90e+3 minute, laissant sa place à Fabinho.
Mais la Seleção refuse d’abandonner.
Dans les ultimes secondes du temps additionnel, Bruno Guimarães récupère un ballon haut avant de servir Gabriel Martinelli, fraîchement entré en jeu. L’ailier brésilien conclut avec sang-froid d’un plat du pied qui termine sa course dans les filets après avoir touché le poteau.
Le Stade de Houston explose.
Le Brésil s’impose finalement 2-1 au terme d’un scénario renversant.
Grâce à cette victoire obtenue au bout du suspense, le Brésil valide son billet pour les huitièmes de finale où il affrontera le vainqueur de la rencontre entre la Côte d’Ivoire et la Norvège.
Le Japon quitte quant à lui la compétition avec les honneurs. Organisés, disciplinés et particulièrement solides défensivement, les Japonais auront longtemps fait douter l’un des grands favoris du tournoi avant de céder dans les toutes dernières secondes.
Le Brésil, lui, continue son parcours avec l’ambition de décrocher un nouveau titre mondial.






