Un Haïtien sous TPS risque une peine de 65 à 95 ans de prison

Dudley CharlesBreaking News8 months ago2.2K Views

Le 10 août 2024, une tragédie a frappé Lafayette, Indiana, impliquant Eliasard Moneus, un immigrant haïtien sous Statut de Protection Temporaire (TPS). Il a été reconnu coupable du meurtre de son fils de trois mois et de la tentative de meurtre de sa femme. Cet événement soulève des questions profondes sur la violence domestique, la justice américaine, et les conséquences pour les immigrants protégés par le TPS.

Selon les enquêteurs, Moneus a placé son fils dans un seau rempli de liquide lessive avant d’attaquer violemment sa femme avec un démonte-pneu, lui fracturant le crâne. Heureusement, elle a réussi à s’échapper et à alerter les autorités. Après son arrestation, Moneus a plaidé coupable et fait maintenant face à une peine de 65 à 95 ans de prison, dont il devra purger 75 % avant toute libération. Après sa peine, il pourrait être expulsé vers Haïti.

Ce drame soulève des questions sur le TPS, un programme mis en place pour protéger certains ressortissants étrangers, dont les Haïtiens, vivant aux États-Unis. Il leur permet de vivre et travailler légalement, à condition que le statut soit renouvelé.

Avantages du TPS

  • Protection contre l’expulsion : Tant que le TPS est valide, les bénéficiaires sont protégés.
  • Accès au travail légal : Un permis de travail leur permet de subvenir à leurs besoins.
  • Stabilité temporaire : Beaucoup fuient l’instabilité politique et économique en Haïti.

🔹 Mais aussi des limites…

  • Aucune voie directe vers la résidence permanente
  • Renouvellement incertain, soumis à des décisions politiques
  • Sous l’administration Trump, le TPS haïtien avait été menacé d’annulation

En février 2025, les autorités ont annoncé une réduction du TPS haïtien de 18 mois à 12 mois, expirant désormais le 3 août 2025. Cette décision complique la situation des Haïtiens qui doivent rapidement trouver des alternatives légales pour rester aux États-Unis.

Cette affaire met en lumière l’urgence de lutter contre la violence conjugale. Chaque année, des milliers de femmes aux États-Unis subissent des abus domestiques, souvent avec des conséquences tragiques. Malgré les efforts des organisations de soutien, la réalité demeure alarmante.

L’affaire Eliasard Moneus souligne à la fois les failles du système judiciaire face aux violences domestiques et l’incertitude des Haïtiens sous TPS aux États-Unis. Alors que la justice suit son cours, cette tragédie rappelle la nécessité de politiques migratoires plus stables et d’un renforcement des protections pour les victimes de violence.

0 Votes: 0 Upvotes, 0 Downvotes (0 Points)

Leave a reply

Donations
Rejoignez notre liste de diffusion
Noms
E-mail
Join Us
  • Facebook4K
  • X Network1.1K
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • Youtube5,79k
  • Instagram8.5K
  • Soundcloud631
  • Whatsapp Channel
  • Tiktok21K

Restez informé des dernières actualités les plus importantes

J'accepte de recevoir la newsletter par courriel. Pour plus d'informations, veuillez consulter notre politique de confidentialité

Publicité

Follow
Search Trending
Populaire maintenant
Loading

Signing-in 3 seconds...