
Le président colombien Gustavo Petro a annoncé que la Colombie rejoindrait l’initiative chinoise The Belt and Road Initiative (BRI), marquant un tournant stratégique dans les relations internationales du pays. Ce programme, lancé par la Chine en 2013, vise à financer des infrastructures telles que des routes, des ponts et des voies ferrées, tout en renforçant les échanges commerciaux avec les pays partenaires.
L’adhésion de la Colombie à la BRI pourrait entraîner une augmentation des investissements chinois dans le pays, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de la technologie. Cependant, cette décision risque d’exacerber les tensions avec les États-Unis, qui ont historiquement été le principal partenaire commercial de la Colombie. Washington considère la BRI comme un outil d’expansion de l’influence chinoise et a récemment exercé des pressions sur le Panama pour qu’il se retire du programme.
Les secteurs qui pourraient bénéficier de la BRI
L’impact de cette adhésion pourrait être visible dans plusieurs domaines stratégiques :
1. Infrastructures et transport
2. Énergie et ressources naturelles
3. Technologie et télécommunications
4. Agriculture et commerce
5. Tourisme et culture
Petro a fait cette annonce lors de sa visite en Chine, où il doit rencontrer Xi Jinping et participer à un forum avec la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC). Ce rapprochement pourrait modifier l’équilibre des relations internationales en Amérique latine, où plusieurs pays ont déjà adhéré à la BRI, notamment l’Argentine, le Chili et l’Équateur.
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Si certains voient cette adhésion comme une opportunité pour la Colombie de diversifier ses partenariats économiques, d’autres s’inquiètent des conséquences à long terme sur la souveraineté du pays et ses relations avec les États-Unis. La question reste de savoir si ce choix stratégique apportera les bénéfices escomptés ou s’il entraînera des défis diplomatiques majeurs






