
En juillet 2025, la République dominicaine expulse plus de 31 000 Haïtiens sans papiers, durcissant sa politique migratoire face à une crise humanitaire.
En juillet 2025, la République dominicaine a expulsé plus de 31 000 migrants haïtiens en situation irrégulière, selon un communiqué officiel de la Direction générale des migrations (DGM). 1
Parmi ces expulsions, près de 20 000 personnes ont été renvoyées depuis des centres situés à Haina, Dajabón et Santiago. Le reste, environ 12 000, a été rapatrié via les postes frontaliers répartis sur plusieurs zones clés, notamment Dajabón, Elías Piña, Jimaní et Pedernales. Ces opérations sont réalisées en coordination avec les forces armées et les autorités civiles dominicaines.
Depuis octobre 2024, le pays a fortement durci sa politique migratoire. Ce durcissement se traduit par des contrôles renforcés à la frontière, un accroissement des expulsions, et un renforcement des effectifs dédiés. En effet, 400 nouveaux agents d’action rapide ont été déployés dans 19 provinces pour mieux gérer les mouvements migratoires. Par ailleurs, 400 jeunes sont en cours de formation pour rejoindre bientôt la lutte contre l’immigration irrégulière dans des zones stratégiques.
Cette politique a suscité de vives critiques internationales, notamment en raison des conséquences humanitaires graves sur les personnes expulsées, alors que Haïti traverse une crise sociale et sécuritaire profonde.
Le directeur de la DGM appelle les migrants sans papiers à quitter volontairement le territoire dominicain afin d’éviter des expulsions forcées.
En résumé, la République dominicaine continue d’appliquer une politique d’expulsions très active envers les Haïtiens sans papiers, dans un contexte migratoire et humanitaire complexe.
A lire aussi :






