
Rentrée scolaire 2025-2026 en Haïti : défis sécuritaires, mesures ministérielles et actions locales pour garantir l’éducation malgré la crise.
Le ministère de l’Éducation nationale a fixé la rentrée scolaire 2025-2026 au 1er octobre 2025. Le calendrier prévoit 186 jours de classe et 11 jours de congé. Cette annonce s’inscrit dans un contexte éducatif difficile, marqué par l’insécurité et des fragilités structurelles. Face à ces défis, le ministère mobilisera des soutiens ciblés, notamment dans l’Ouest, le Centre et l’Artibonite, pour accompagner parents, écoles et élèves.
La structure du calendrier académique repose sur une organisation stricte. On compte 186 jours de cours, répartis entre le 1er octobre 2025 et le 30 juin 2026, avec 11 jours de congé officiels.
Pour chaque niveau scolaire :
Une commission ministérielle, composée de 14 membres, veille à l’application de ces mesures. Elle prépare le calendrier détaillé, supervise la logistique et coordonne les accompagnements. Cette commission doit aussi évaluer l’état des écoles pour garantir la sécurité lors de la rentrée, tâche ardue vu la situation nationale actuelle.

De nombreuses écoles dans ces régions vivent des perturbations graves. Près de 3 000 établissements dans l’Ouest et l’Artibonite restent fermés ou servent d’abri aux personnes déplacées à cause des violences. Le Centre affronte aussi un accès limité, avec des routes bloquées ou dangereuses. L’impact sur la scolarisation est profond : enseignants et élèves subissent des interruptions fréquentes et des décrochages scolaires.
Chaque jour, des milliers d’enfants voient leur trajet vers l’école devenir un parcours d’obstacles. Bus scolaires rares, routes sous contrôle de groupes armés, écoles pillées ou détruites, menaces directes sur la vie privée : ces réalités pèsent sur l’apprentissage et sur le moral du corps enseignant. Beaucoup de familles hésitent à envoyer leurs enfants à l’école, craignant pour leur sécurité.
Face à ces épreuves, certaines écoles privées devancent l’ouverture officielle pour accueillir plus tôt les élèves déplacés. Des solutions improvisées se multiplient : salles de classe transformées en abris, répartition d’élèves entre écoles voisines, enseignements dispensés dans des églises ou sous des tentes.
Le MENFP a annoncé plusieurs actions pour limiter les effets de la crise :
Dans les zones les plus atteintes, le ministère cible la réhabilitation d’écoles endommagées et la gestion de structures provisoires. Les efforts se concentrent sur la création d’unités mobiles d’enseignement et la mise à disposition d’enseignants remplaçants. L’objectif : garantir un minimum de jours de classe et éviter l’exclusion de milliers d’enfants.
Un large réseau de partenaires locaux et internationaux, dont l’UNICEF et plusieurs ONG, intervient pour renforcer ces mesures. Les organisations proposent des formations express aux enseignants, financent des kits scolaires et reconstruisent des bâtiments. La collaboration favorise ainsi un soutien rapide et adapté sur le terrain.
La réussite de l’année dépendra du maintien de cours réguliers et d’un appui continu à tous les niveaux. Les priorités restent claires :
Malgré l’incertitude, la communauté éducative attend beaucoup de ces mesures et reste mobilisée pour défendre l’école comme un droit fondamental. La solidarité et la vigilance collective forment le socle indispensable pour affronter les prochains mois.
La rentrée scolaire 2025-2026 en Haïti soulève des défis inédits entre instabilité et volonté de continuité. La mobilisation du ministère, des partenaires et des communautés locales s’avère essentielle pour garantir que chaque enfant, même dans les zones les plus fragiles, puisse retrouver le chemin de l’école. La réussite passera par un effort collectif, entre soutien matériel, accompagnement humain et sécurisation. Restons engagés, car c’est ensemble que l’éducation pourra surmonter la crise.






