
Pendant plus de trois décennies, Ali Khamenei a été la figure centrale du pouvoir en Iran. Guide suprême depuis 1989, il incarnait l’autorité religieuse, politique et militaire la plus élevée du pays. Son influence dépassait largement celle du président iranien et façonnait la stratégie régionale du Moyen-Orient.
Voici son parcours, son pouvoir réel et les enjeux liés à sa succession.
Né en 1939 à Mashhad, Ali Khamenei participe activement à la révolution islamique de 1979 qui renverse le Shah et installe la République islamique.
Il devient président de la République entre 1981 et 1989. Après la mort de l’ayatollah Khomeini, il est désigné guide suprême par l’Assemblée des experts, organe religieux chargé de choisir le leader suprême.
Cette nomination marque le début d’un règne de plus de 30 ans.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le président iranien n’est pas l’homme le plus puissant du pays. Le guide suprême contrôle :
Il supervise notamment le puissant Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC), une force militaire et économique majeure.
Même des présidents comme Ebrahim Raïssi restaient subordonnés à son autorité.
Son mandat a été marqué par plusieurs vagues de protestation :
Ces événements ont mis en lumière un mécontentement profond au sein de la jeunesse iranienne, notamment sur les libertés individuelles et les restrictions sociales.
La réponse du régime a été ferme : arrestations massives, restrictions numériques et renforcement sécuritaire.
Sous sa direction, l’Iran a renforcé son influence régionale via un réseau d’alliés :
Khamenei a également soutenu le programme nucléaire iranien, au cœur des tensions internationales depuis l’accord de 2015, le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA).
Après le retrait des États-Unis sous Donald Trump, les tensions se sont intensifiées avec Israël et Washington.
Âgé de plus de 80 ans, la question de sa succession est devenue centrale.
La Constitution iranienne prévoit que l’Assemblée des experts choisisse un nouveau guide suprême en cas de décès. Plusieurs scénarios sont envisagés :
La succession représente un moment critique pour l’équilibre politique iranien et la stabilité régionale.
Ses partisans le décrivent comme :
Ses critiques dénoncent :
Son rôle restera déterminant dans l’histoire contemporaine du Moyen-Orient.






