
Le 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire spectaculaire au Venezuela, conduisant à la capture de son président, Nicolás Maduro, et de son épouse. Le président américain Donald Trump a ensuite affirmé que Washington allait « administrer » le Venezuela en attendant une transition politique « sûre, appropriée et judicieuse ». 1
Officiellement, l’intervention a été justifiée par les autorités américaines sous deux motifs :
Cependant, dans sa conférence de presse, Trump a rapidement recentré l’attention sur un autre élément majeur : les ressources pétrolières du Venezuela.
Donald Trump a plusieurs fois affirmé que les États-Unis avaient été spoliés de leur pétrole et de leurs droits énergétiques par Caracas. Il a évoqué que le Venezuela avait, historiquement, « pris tout notre pétrole » et que Washington souhaitait « le récupérer ». 3
Le président américain a aussi déclaré que les grandes compagnies pétrolières américaines seraient autorisées à investir massivement pour réparer et exploiter les infrastructures pétrolières vénézuéliennes — affirmant que ces firmes pourraient « gagner de l’argent pour le pays ». 4
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte plus ancien : en décembre 2025, Trump avait déjà renforcé sa rhétorique contre Caracas, accusant le pays de « voler » du pétrole américain et justifiant un blocus maritime étendu autour du Venezuela. 5
Le Venezuela détient les plus importantes réserves de pétrole prouvées au monde, ce qui en fait un ator énergétique stratégique. 6
Les experts internationaux soulignent que la focalisation sur le pétrole — plutôt que sur le narcotrafic — suggère que les motivations de l’intervention pourraient être moins centrées sur des questions de sécurité que sur des intérêts économiques et géopolitiques.
Selon plusieurs analystes, le fait que Trump mentionne peu la guerre contre les drogues, mais parle longuement des ressources énergétiques dès qu’il est interrogé, montre un décalage entre la justification publique et les intérêts réels poursuivis. 7
L’intervention a déclenché de nombreuses critiques internationales.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a convoqué une réunion d’urgence, jugeant l’action potentiellement contraire à la Charte des Nations unies et une violation de la souveraineté nationale.
Plusieurs gouvernements, dont ceux de la Russie et de Cuba, ont fermement dénoncé l’opération comme une agression contraire au droit international.
Même sur le plan interne aux États-Unis, certains responsables politiques ont critiqué l’opération, la qualifiant de “non autorisée” et dangereuse, arguant que le motif réel — l’accès au pétrole — est davantage économique que sécuritaire. 8
L’opération qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro marque un tournant sans précédent dans la politique étrangère américaine.
Au-delà du discours officiel centré sur le narcotrafic et la lutte contre l’insécurité, les déclarations répétées de Trump sur la nécessité de “récupérer le pétrole” et de permettre aux compagnies américaines de l’exploiter suggèrent que les intérêts énergétiques jouent un rôle central dans cette crise.
Ce mélange d’objectifs sécuritaires et économiques soulève des questions profondes sur :
L’avenir immédiat de la région dépendra de la manière dont la communauté internationale réagira à cette intervention controversée.






