
Quatre ans après l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, de nouvelles révélations viennent jeter une lumière troublante sur la gestion de la scène de crime.
Lundi 16 mars 2026, devant un tribunal fédéral à Miami, l’agent spécial du FBI Martin Suarez a fait une déclaration choc : aucune empreinte digitale ni échantillon ADN n’ont été collectés sur les lieux du crime. 1
Selon son témoignage, les agents du FBI ne sont arrivés sur place que huit jours après l’assassinat, survenu dans la nuit du 7 juillet 2021 à la résidence privée du président.
À leur arrivée, ils ont constaté :
Malgré ces éléments, aucune analyse médico-légale approfondie n’a été effectuée.
« Nous avons fait tout ce que nous pouvions sur place, mais le temps n’était pas en notre faveur », a déclaré l’agent Suarez devant la cour.
Ces révélations soulèvent de sérieuses interrogations sur la gestion initiale de l’enquête. En criminologie, la collecte d’ADN et d’empreintes constitue un pilier fondamental pour identifier les suspects et établir des preuves solides.
L’absence de ces éléments clés pourrait :
Alors que plusieurs accusés sont actuellement jugés aux États-Unis, ces nouvelles informations pourraient influencer le cours du procès.
Plus largement, elles relancent le débat sur :
Quatre ans après les faits, l’assassinat de Jovenel Moïse continue de soulever des zones d’ombre majeures.






