
En moins de 48 heures, deux policiers haïtiens ont été tués lors d’attaques menées par des gangs armés à Kenscoff et dans l’Artibonite, illustrant la grave crise sécuritaire qui frappe Haïti malgré l’intervention de forces multinationales.
En moins de 48 heures, deux policiers ont été tués par des gangs armés en Haïti. L’un à Port-au-Prince, plus précisément à Kenscoff, et l’autre dans le département de l’Artibonite.
La situation sécuritaire reste catastrophique en Haïti malgré l’arrivée depuis environ un an de la force multinationale pour aider la police haïtienne à lutter efficacement contre la violence armée.
À Kenscoff, commune du département de l’Ouest occupée par des gangs depuis près de quatre mois, un policier a été tué. En effet, le drame s’est déroulé dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet, lorsqu’un groupe d’individus armés a attaqué une patrouille de la PNH, vers 2 heures du matin, à Viard, une localité de Kenscoff.
Au cours de cette attaque, le policier Olrich Joseph, 32 ans, agent du SWAT, a été grièvement blessé. Transporté d’urgence à l’hôpital de Delmas, le policier n’a malheureusement pas survécu et a succombé à ses blessures.
Selon certaines informations disponibles, deux autres agents de la PNH ont été blessés lors de l’attaque, et un véhicule blindé des forces de l’ordre a été incendié par les malfrats.
Dans le département de l’Artibonite, la situation n’était pas différente de celle de Port-au-Prince. Lors d’une opération policière contre des groupes criminels, un policier membre de l’Unité temporaire antigang (UTAG) a été tué.
Selon des sources locales, Éliov a perdu la vie lors d’échanges de coups de feu avec les bandits des « Taliban et 400 Mawozo » à Charrier, localité située près de Désarmes, dans l’arrondissement de Saint-Marc (Artibonite).
Ces pertes, qui ont durement touché la PNH, soulignent encore davantage la vulnérabilité croissante des policiers face à la montée de l’insécurité et à la puissance de feu des bandes armées.
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