
Dans une interview accordée à Haitiinter.fr, l’ancien président dominicain Leonel Fernández s’est exprimé avec franchise sur la politique actuelle menée par la République dominicaine face à la situation critique que traverse Haïti.
Dans une interview accordée à Haitiinter.fr, l’ancien président dominicain Leonel Fernández s’est exprimé avec franchise sur la politique actuelle menée par la République dominicaine face à la situation critique que traverse Haïti. Son discours, à la fois ferme sur les enjeux de souveraineté et empreint de préoccupations humanitaires, reflète l’équilibre fragile entre sécurité nationale et droits fondamentaux.
Une frontière sous pression
Selon Fernández, depuis l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, la République dominicaine fait face à une détérioration de la situation sécuritaire à ses portes. Il affirme que de “grands criminels” ont pris le contrôle de la société haïtienne, aggravant les tensions historiques entre les deux pays et menaçant directement la stabilité de la République dominicaine. D’où, selon lui, la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité à la frontière.
Des relations bilatérales “normales” malgré tout
Malgré ce climat tendu, Fernández nuance ses propos : il estime que, mis à part les réseaux criminels, les relations entre Haïtiens et Dominicains continuent de façon “normale”. Une déclaration qui cherche à préserver l’image d’une coopération régionale, même dans un contexte de crise aiguë.
A lire aussi : https://noupiprew.com/voyager-en-republique-dominicaine-conseils-de-securite-essentiels/
Les expulsions et le spectre des droits humains
Interrogé sur les expulsions de migrants haïtiens, souvent dénoncées par des ONG pour leur brutalité, Fernández reconnaît que certaines pratiques “ne respectent pas les règles de l’art”. Il appelle donc le gouvernement dominicain à prendre toutes les précautions nécessaires pour garantir “le respect de la dignité humaine” dans le traitement des migrants.
La souveraineté comme ultime rempart
Enfin, tout en plaidant pour une approche plus humaine, Fernández rappelle qu’“expulser une personne en situation irrégulière relève de la souveraineté de chaque État”. Une position qui reflète l’équilibre que la République dominicaine tente de maintenir : préserver sa sécurité intérieure tout en évitant les dérives humanitaires.







Pingback: Luis Abinader et Danilo Medina : une rencontre au sommet pour faire front à la crise haïtienne