
Dans une interview accordée le 14 janvier 2026 à l’agence Reuters, le président des États-Unis Donald Trump a déclenché une vive polémique après avoir déclaré, en parlant des élections de mi-mandat prévues en novembre 2026, que « quand on y pense, nous ne devrions même pas avoir une élection ». Cette remarque a été interprétée par de nombreux observateurs comme une mise en question de la nécessité du processus démocratique américain.
Trump justifiait son propos par le fait que, selon lui, sa première année de second mandat a été si fructueuse que l’élection serait inutile et que le parti présidentiel courrait un risque de perdre des sièges au Congrès, un phénomène historiquement courant pour le parti au pouvoir lors des élections de mi-mandat. 2
Rapidement après la diffusion des propos, la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt a affirmé que le président parlait « sur le ton de la plaisanterie » et qu’il n’avait aucune intention sérieuse de supprimer les élections fédérales.
Lors d’une conférence de presse, elle a également répondu aux critiques qui estimaient que plaisanter sur l’annulation d’élections était dangereux pour la démocratie américaine, défendant que Trump se référait à la qualité de son programme et à la confiance en son leadership plutôt qu’à une véritable opposition au processus électoral.
Les commentaires ont immédiatement déclenché des réactions fortes :
Historiquement, les présidents en exercice voient souvent leur parti perdre des sièges lors des élections de mi-mandat. C’est un phénomène observé régulièrement depuis plusieurs décennies. Cette tendance crée une pression politique importante, surtout lorsqu’un président tente de protéger la majorité de son parti au Congrès.
Les commentaires récents de Trump interviennent à un moment où le paysage politique américain est très polarisé, avec des débats constants sur la légitimité des institutions, la liberté de la presse et les droits civiques. 3
Même si Trump a qualifié ses propos de plaisanterie, experts et responsables politiques avertissent que ce type de discours peut ébranler la confiance du public dans le processus électoral, si largement accepté comme pierre angulaire de la démocratie américaine.
Aux États-Unis, contrairement à certaines démocraties parlementaires, aucune élection fédérale ne peut être simplement annulée par l’exécutif : toute modification du calendrier électoral devrait passer par le Congrès et respecter la Constitution.






